Le centre Charles Péguy, 1941-1945 Les débuts de l'établissement remontent à 1941 pendant la guerre quand le gouvernement de Vichy créé les centres de jeunesse pour encadrer les jeunes sans repères et leur apprendre un métier. Le centre Charles Péguy accueille les garçons place Rabelais où ils apprennent la travail du bois et du métal : l'organisation et la discipline sont particulièrement strictes.
•L'époque pionnière
Le centre d'apprentissage, 1945-1961 Après la guerre, le centre Péguy devient centre d'apprentissage et s'installe dans les anciens locaux militaires du 501ème Régiment de chars de combat, inadaptés et inconfortables.
Vingt huit élèves sont inscrits en 1945, cinq cents en 1960 : ils entrent à 14 ans et préparent tous un CAP en trois ans : ajusteurs, menuisiers, ferronniers, électriciens, maçons, cordonniers, cuisiniers?
En 1960, la vieille caserne est partiellement détruite pour construire les actuels bâtiments d'internat, du self, du CDI et les ateliers.
Pendant les travaux, les élèves sont obligés de déménager sur des sites provisoires : rue des oiseaux, rue Fromont, usine Mame?
•L'époque de l'installation
Le CET, collège d'enseignement technique, 1961-1975 Enfin installé dans ses locaux définitifs, l'établissement prend le nom d'Albert Bayet en 1966. Mais les bâtiments deviennent rapidement insuffisants pour répondre aux nombreuses familles qui veulent y inscrire leurs enfants. Il donne alors naissance aux autres CET de l'agglomération (Eiffel, Nadaud, D'Arsonval, Becquerel) et recentre son activité sur trois secteurs favorables : l'automobile, la restauration et l'imprimerie ouverte en 1976. Les filles n'arrivent qu'en 1975, en restauration d'abord, puis dans toutes les sections.
En 1973, l'établissement s'investit dans la formation continue des adultes et devient établissement support du Greta Centre, futur Greta Val de Loire.
•L'époque de la consolidation
Le LEP, 1976-1985, puis LP, lycée professionnel, 1985-2001 Pendant une dizaine d'années, les effectifs se stabilisent à 600 élèves. A partir de 1985, date à laquelle il devient lycée professionnel, de nouveaux diplômes permettent aux élèves de poursuivre leurs études : mentions complémentaires en 1984, bacs professionnels en 1985, BTS en 1993. Le Cartif, CFA des métiers de l'imprimerie, est créé en 1992 : c'est une révolution dans les esprits et les pratiques, pour la première fois dans un même lycée, cohabitent des élèves et des apprentis. Les effectifs augmentent régulièrement pour atteindre 850 élèves en 1995.
Deux importants programmes de construction apportent des solutions au problème de l'insuffisance de locaux : les pavillons rue du Commandant Bourgoin en 1984, l'extension en 1995.
• L'époque de la contractualisation
Le lycée des métiers, depuis 2001 En 2001, le lycée s'engage dans une démarche « qualité » qui lui vaut de devenir un des premiers Lycées des métiers de France. Il s'agit d'un label d'excellence qui correspond à plusieurs exigences : les résultats aux examens, l'offre de formation, le suivi individuel des élèves, les partenariats avec le monde économique, la qualité de l'accueil, la coexistence des statuts d'élèves, d'apprentis et d'adultes en formation continue.
On se trouve dans une ère nouvelle : celle de l'obligation de résultats.